C’est l’histoire de la mort d’un bipolaire par injection d’Equanil. Et cette personne qui est morte avait aussi pris un peu de benzodiazépines.
On ne sait pas si c’est un suicide assisté ou un homicide volontaire, la justice a acquitté l’auteur de l’injection d’Equanil (c’est un docteur biologiste qui a fait l’injection à son ami).
L’enquête est très intéressante en particulier pour ceux qui ont leur traitement (Risperdal Consta…) en intra-musculaire, ils expliquent bien dans l’enquête la différence entre
- injection intra-musculaire
- injection intra-veineuse.
Et la pharmaco-dynamique dans les 2 cas.
A noter que le mort, l’auteur de l’injection et le 1er juge d’instruction qui a instruit l’affaire étaient tous les 3 des Francs-maçons.
Une journaliste de France 2 qui avait réalisé un reportage sur la DCRI a eu des infos de la part de sources policières et contre terrorisme sur Mohamed Merah, le tueur de Toulouse et Montauban. D’après ses sources et elle, Mohamed Merah avait des “tendances schizophrènes” (sic, l’adjectif de schizophrène étant schizophrénique).
Voici aussi ce qu’a dit Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur (la DCRI qui est née de la fusion de la DST et d’une partie des RG) :
“C’est un Janus, quelqu’un qui a une double face, explique le chef de la DCRI. Pour avoir fait ce qu’il a fait, cela relève davantage d’un problème médical et de fanatisme que d’un simple parcours jihadiste.”
Or
1/ la double personnalité n’a rien à voir avec la schizophrénie, contrairement à la croyance populaire et à la doxa.
2/ on dispose du témoignage du psychologue Alain Penin qui a plus de compétences en examen psychiatrique que des policiers de la DCRI ou des journalistes : interview du psychologue qui a expertisé Mohamed Merah en prison suite d’un refus d’obtempérer à un contrôle routier.
Le psychologue a réalisé l’expertise de Mohamed Merah en 2009. Il a livré à l’AFP sa perception du jeune homme.
Voici ce qu’il dit :
. Mohamed Merah “est aussi influencé par l’arrivée d’un beau-père «avec un profil de radical islamiste» dans son cercle familial.”
. “conduites antisociales”
. “troubles anxieux assez importants”
. “dispositions anti-sociales : vol, sacs volés à l’arraché, agressions”
. “passages à l’acte (violents) pour gérer ses sentiments abandonniques” (les parents de Mohamed Merah ont divorcé quand il avait 5 ans et son père est reparti en Algérie quand Mohamed Merah était adolescent)
. “narcissique”
. “garçon extrêmement fragile, anxieux, en difficulté, très fragile affectivement, avec une organisation un peu névrotique de sa personnalité”.
(note : la névrose et les psychoses, comme la schizophrénie, sont 2 choses différentes)
. “plusieurs pôles de personnalité”
“Psychopathe ? Ça veut tout et rien dire, résume le docteur Bertrand Garnier, dans La Voix du Nord. Il y a des maladies mentales bien identifiées (schizophrénie, maladie bipolaire…) et il y a des personnes qui ont des troubles de la personnalité, plus ou moins proches de la norme.” Mohamed Merah “a manifestement un trouble de la personnalité, mais on ne peut pas affirmer qu’il avait une maladie mentale (des voix dans la tête…) sans l’avoir examiné.”
Il faut plutôt rapprocher Mohamed Merah des “born again christians” pour comprendre son salafisme et son retour à la religion de ses parents algériens.
DONC STOP AUX AMALGAMES, LES SCHIZOPHRENES NE VEULENT PAS ETRE ASSIMILES A MOHAMED MERAH.
Parler de “folie” à la rigueur, c’est un mot tellement vague dans lequel ne se reconnaissent plus les schizophrènes et que n’emploient plus les psychiatres pour parler des schizophrènes.
Qu’appelle-t-on vraiment « états limites » ou « troubles de la personnalité borderline » ? Ce trouble de la personnalité toucherait 2% de la population. Il provoque des changements d’humeur, des réactions excessives face aux émotions d’autrui, des angoisses et des colères pouvant aller jusqu’à l’automutilation et la tentative de suicide.
- Pr Bernard Granger
psychiatre et psychothérapeute, responsable de l’Unité fonctionnelle de psychiatrie adulte à l’hôpital Cochin, co-auteur avec Daria Karaklic : «Les Borderlines», Ed. Odile Jacob.
- Dr Papa Lamine Faye
psychiatre, maître assistant à la Faculté de Médecine de Dakar.
instabilité
impulsivité
peur de l’abandon
troubles du comportement : prise de substances addictives
auto-mutilation
agression
- proche de trouble bipolaire, schizophrénie et dépression
- maladie qui touche plus les femmes que les hommes
La psychoéducation du trouble bipolaire fait partie des recommandations internationales de prise en charge, mais reste encore marginale à l’heure actuelle en France, bien que cette thérapie innovante soit efficace et relativement peu coûteuse. Plusieurs études scientifiques ont démontré son efficacité : diminution du taux de rechutes dépressives et maniaques, diminution de la durée des hospitalisations et meilleure adhérence au traitement médicamenteux… Comment ça marche ? Les médecins ont-ils accès à la formation ? Et les patients au traitement ?
Invités de Claire Hédon à l’émission de radio :
- Pr Chantal Henry, psychiatre à l’hôpital A. Chenevier à Créteil, responsable du Réseau des Centres Experts FondaMental
- Dr Bruno Etain, psychiatre, Hôpital A. Chenevier, Créteil, responsable du réseau des Centres Experts troubles bipolaires
- Dr Rutakayile Bizoza, psychiatre, psychothérapeute, professeur au Kigali Health Institut au Rwanda
Collectif d’associations qui fournit des informations et de l’aide aux patients souffrant de troubles bipolaires (maniaco-dépressifs): www.argos2001.fr
Méconnues, les maladies psychiatriques représentent l’une des toutes premières causes d’invalidités. Leur coût pour la société est considérable. Pourtant, le financement de la recherche en psychiatrie demeure dérisoire en comparaison des besoins. Or, les outils existent pour faire de la France un grand pays de la recherche en psychiatrie. Le conseil scientifique de la Fondation FondaMental, composé de grands spécialistes internationaux, plaide pour que la France saisisse sa chance de faire de la recherche en psychiatrie une priorité
Invités de Claire Hédon à l’émission de radio :
- Pr Marion Leboyer, responsable du pôle psychiatrie de l’hôpital Henri Mondor à Créteil, directrice de l’équipe INSERM Psychiatrie Génétique et directrice de la fondation FondaMental
- Pr Chantal Henry, psychiatre au CHU Chenevier-Mondor, responsable des centres experts de la fondation FondaMental
- Dr Josselin Houénou, psychiatre à l’hôpital Henri Mondor à Créteil, membre de la fondation FondaMental, spécialiste de l’application de l’imagerie cérébrale aux maladies psychiatriques
- Stéphane Jamain, chercheur en génétique à l’Inserm
- Se sent triste, anxieux ou vide
- Se désintéresse de ses activités ou n’éprouve plus de plaisir à les faire
- A du mal à faire face
- A du mal à réfléchir normalement – réfléchit lentement, tend à oublier
- A du mal à s’endormir et à se réveiller tôt
- Dort trop. Passe la journée au lit
- Maigrit ou grossit beaucoup
- Mauvais appétit ou nettement plus d’appétit
- Manque d’énergie
- Se sent fatigué la plupart du temps
- S’inquiète excessivement et se sent accablé
- Sa santé physique se détériore
- Se néglige – porte des vêtements étranges ou inappropriés
- Néglige son hygiène personnelle
- Est incapable d’effectuer des activités routinières simples
- A des idées de suicide
- Se concentre difficilement – est incapable de lire un livre ou de regarder la télévision
- Amour-propre exagéré
- Erreurs de jugement
- Irritabilité
- Tics
- Besoin de moins de sommeil
- Énergie accrue
- Dépenses immodérées / achats compulsifs
- Surestimation de ses propres capacités
- Plus grand appétit sexuel
- Parle plus et plus vite que d’habitude
- Entame trop facilement la conversation avec des étrangers
- Se sent euphorique, ne s’est jamais senti aussi bien
- Rit beaucoup (même dans des situations qui ne sont pas drôles)
- Déborde d’idées
- Saute du coq-à-l’âne (“fading“)
- Est moins concentré
- Agit sans réfléchir
- Veut faire des changements et a plein de projets
- Appelle des gens au téléphone en pleine nuit
- Consomme trop d’alcool ou de drogues
Un équivalent de l’hôpital de jour en France améliore la condition des malades aux Etats-Unis.
troubles de l’apprentissage liés à la schizophrénie
mêmes méthodes pour schizophrènes que pour enfants AD-HD (trouble du déficit de l’attention/hyperactivité)
solution trouvée : jeu vidéo “serious gaming”
difficultés cognitives
son qui “monte”, son qui “descend” : il faut cliquer sur les bonnes flèches
“la mère d’une schizophrène considère que sa fille est guérie !” (NDLR : on ne guérit pas de la schizophrénie, on évite juste les futures bouffées délirantes aiguës BDA)
médicaments n’améliorent pas (peu ?) les déficits cogntifs
effets du traitement neuro-plastique sur des malades chroniques (des SDF de San Francisco)
“remédiation congnitive”
“cognition sociale”
fille de 21 ans qui a fait dépression et a hallucinations auditives = signes précurseurs de la schizophrénie
centres d’intérêts à la limite de la réalité
entraînement cognitif prévient apparition de la psychose ?
difficulté croissante des exercices
marqueur dans le sang : BDNF
Les schizophrènes ont un taux de BDNF plus bas que la normale
traitement à 3 niveaux :
- médicaments
- exercices cognitifs
- adaptation au travail
Arte [canal 7 sur la TNT et chaîne hertzienne 5] diffuse ce soir à 22h10 un documentaire sur “les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau”.
Autres diffusions :
- dans la nuit de vendredi à samedi 10.09.2011 à 03h55
- Samedi 10.09.2011 à 10h00
Origine du programme : Canada, 2010.
Durée : 52 minutes.
Présentation par la chaîne Arte :
Qu’est-ce que les attaques de paniques, la schizophrénie, le PTSD (pathologie psycho-traumatique), les TOC ont en commun ?
C’est la recherche actuelle qui nous livre une réponse intrigante : Tous ces phénomènes sont régis par la plasticité du cerveau qui peut avoir des effets pervers : Si les études montrent qu’elle peut être responsable de pathologies ou de déviances, la bonne nouvelle est que c’est exactement la plasticité qui comprend également le potentiel d’un traitement efficace, d’un changement d’état d’esprit…